ETSAB... 1 Semester down

Après 4 mois de pur rush, c'est officiellement fini... pour le temps des fêtes... Et oui! en Europe, les vacances de Noel ne signifient pas fin de session... pourquoi ne pas faire des jolies maquettes durant le reveillon??? on s'ennuierait beaucoup trop sinon... entre le fait quil faut quon magazine les cadeaux, quon voit tous les amis quon a laissé de coté pendant tout un semestre et quon organise les 1000 soupers de famille, c'est evident que la seule chose quon veut c'est senfermer dans la chambre à faire du 3d ou des maquettes!
Bon.. bien que cette session ait été infernale sur tous les aspects, il faut que j'avou que j'ai énormément beaucoup appris. Le cours de projet a été absolument pénible, mais les autres cours sont de calibre universitaire... et bien franchement, ça fait du bien de se forcer un peu!

Barcelone est encore et toujours Barcelone: la ville qui ne dort jamais. La nuit, Barcelone laisse place à toutes sortes d'extrêmes: les rues étroites de la ciutat vella cachent une quantité incroyable de petits bars, clubs, centre culturels, à peine perceptibles, et dont on se souvient rarement comment y retourner. La vie barcelonaise de nuit est sans doute une des meilleures au monde et pas seulement à cause des nombreuses possibilités de sortie mais sinon à cause des gens même. La culture barcelonaise est une culture basée sur la proximité. On peut déjà le voir dans la composition de ses anciennes rues: etroites, proches, où il est normal de voir le voisin se changer ou d'entendre la discution de cuisine deux etages plus bas. La privacité n'est pas la même et la notion d"étranger" non plus. Pas besoin de maniérisme dans les présentations, pas besoin de "politesse" non plus. Les gens aiment être proche des autres, même s'ils ne les connaissent pas. La preuve= le restaurant La Champanyeria, dans la Barceloneta: un "bar" où la coupe de cava ne coûte que 0.60 euros, où il y a à peine place pour circuler et où il est totalement normal de se faire pousser ou d'avoir d'autres personnes dans notre "bulle". Personne semble être dérangé par ça. S'ils se font echapper du cava dessus, c'est pas grave! c'est tout à fait normal!

Voila. Ce sont mes impressions de petite étrangère.

Evidement après le rush, c'est la fête! Quoi de mieux comme planning que de recevoir ses bons amis pour Noel, partir pour Nice au Nouvel An avec la famille, profiter de la semaine extra avant les remises pour connaître Granada et Madrid? Ça a été mes vacances. Maintenant, mère partie chez elle, la réalité me frappe fort. Les remises sont dans moins d'une semaine... 1 maquette à faire, 1 3D à completer, des rendus à créer et mise en page à modifier! Et la motivation? Aucune! Qu'est-ce que c'Est que ce concept de donner des vacances (evidement la religion l'oblige) et de nous faire retourner aux dures réalités architecturale tout juste après... un petit recul vis-à-vis son projet est toujours bon... un fin de semaine, 1 semaine comme max... mais 3 semaines!!! c'Est impossible de se rappeler où bordel sont sauvegardés les BONS fichier (car tous s'appellent plans-bon1, plans-bon2, etc) ... le dernier 3d avant de passer au rendu est surment entre les dernier 3d_recover_recover_recover_.... et quels sont les bons pdf? quel ctp on avait deja utilisé? AHH et moi si organisée, évidement...

De toute façon, après tout, un projet n'est jamais fini, n'est-ce pas? Alors pourquoi se priver des bonnes choses de Barcelone, a.k.a ses bars, pour des stupides remises où même le prof sent encore le champagne et se souvient encore moins de notre projet.

Barcelona- 1 mes i dues setmanas

Et oui! déjà 1 mois et demi sont passés depuis mon départ de Montréal...
Comme je l'ai déjà dit, je crois ne jamais avoir vécu autant d'émotions contradictoire dans ma vie...
En fait, tout a sa raison. On ne fait pas des choix "aveugles" sans penser, c'est l'inconscient qui choisi, tout simplement. Barcelone? Pourquoi?
Je pensais que Barcelone allait être ma dernière destination, que j'allais tomber en amour avec la ville, les gens, l'ecole, etc. Ce que tout le monde pense, quoi.
En fait, j'ai appris, pour l'instant, plus de choses sur ma vie à Montréal que sur mon expérience à BCN... Et que partout c'est les même histoire. Que la formation d'architecte n'est pas meilleure parce qu'elle est plus complète (ils ont un avantage peut-être technique, mais de là à dire que c'est meilleure je ne peux pas encore trancher). Qu'à Mtl, on est international! (et oui, j'ai ouvert une revue et on présentait le MuvBox du Vieux-Port et une expo de photo que je suis aller voir dans l'édifice qui a plein de galléries sur Ste-Cath je crois)
Et que peut-être ce n'est pas l'archi que je vais faire plus tard, mais bien quelque chose qui s'y relationne....
Que j'ai absolument besoin d'une année sabatique, pour mon bien mental et pour le bien mental de ceux qui m'entourent.
Que je ne suis pas faite pour être une "Orgasmus folle" comme ils disent ici des etudiants etrangers tjr sur le party.
Que la vie est tjr bien, sauf que c'est notre vision qui la rend négative (je suis dans cette passe... et oui! touttt va trop mal!)
Que j'adore cette sensation de peur-fascination de la nouveauté, mon coté sadomazo d'architecte...

En fait, ça s'arrange petit à petit... Georges, responsable des echanges à Mtl, m'a bien laissé arreter un cours... du coup jai 1 remise en moins par semaine.... ce qui m'allège assez la tâche! (la charge de travail sera surment sujet d' un autre article plein d'émotions)
Alors... en ce moment, je fais des devoirs... il fait 24 dehors... tt le monde est à la plage... et moi je projète.... Pourquoi? si mes notes comptent pas? ... demandez ça à ma passion pour l'archi et ma dépendance à la detresse de la création... ;-)

Ceux qui sont à Montréal... je vous attend... jai cru comprendre qu'il fait froid :-P
... oubliez pas votre maillot surtout ;-)

1 mois et 4 jours

Alors, déjà un mois. Qu’est-ce qu’ils disaient dans le petit livre que donnait l’Université de Montréal à notre départ? C’est l’étape du retour sur terre. Dans mon cas, c’est le retour aux études qui m’a assez vite fait replonger tête première dans les profondeurs d’une marée de devoirs et travaux sans fond. Je croyais que partir comme ça toute seule aurait été éprouvant, car je n’ai jamais quitté le confort familial auparavant. Faire l’épicerie, le lavage, le ménage... j’avais peur! En fait, toutes ces choses qui appartiennent maintenant à mon quotidien et qui composent mon planning de la semaine se sont bien intégrées à ma vie... Cependant, je n’aurais jamais cru que la nostalgie aurait été causée par la distance. Cet océan qui m’éloigne, ces heures qui me décalent dans le futur, cette vie qui continue des plus belles là où je ne suis plus... C’est encore un mystère comprendre pourquoi ces émotions surgissent de nul part, quand on est supposé être dans la meilleure ville de fête et de vie culturelle, vie que je ne peux pas trop suivre d’ailleurs!

Barcelone est toujours aussi belle, aussi vivante. C’est assez incroyable d’avoir la chance de l’étudier (cours d’urbanisme l’oblige) et de voir à quel point cette petite parcelle de terre où j’habite (quartier Gothique) a plus d’histoire à elle seule que le Québec au complet. Longer les ruines romaines pour aller à l’épicerie, traverser les étroites rues qui furent animées par plusieurs sociétés et cultures depuis la civilisation romaine, chacune apportant sa touche esthétique, créant une ville complexe, déroutante, impressionnante... c’est ma vie au quotidien.

Je vie, comme dirait mon prof de philo, dans une ville dialogique, un « cronotope » parfait, où les voix du passées racontent au présent l’avenir de demain. Etre en milieu de ce discours continuel est déroutant. Les ruines romaines qui affrontent orgueilleusement la grande Via Laietana, vide urbain créé d’après le plan d’urbanisation « parfait » de Cerdà; la cathédrale qui offre son parterre publique, anciennement lieu culte de réunion et de commerce, aux spectacles de la Merçe qui fêtait son 50 ans.... que c’est incroyable imaginer toutes les époques en même temps sur la même place! Que penseraient-ils les ancêtres en voyant Barcelone actuelle? Les pâquis qui se promènent en chuchotant « cerveza, beer, hashish.. », les saoulons qui dorment n’importent où dans la rue, les revendeurs de sacoches volées... ça fait partie de la réalité barcelonaise d’aujourd’hui... ça fait partie de cette beauté un peu dégoutante, charmante, attirante qu’elle crée avec une ville aussi magnifique et autant de problèmes avoués.

Barcelone? J’adore. Etre Erasmus? J’adore aussi, mais il va falloir que je réussisse à comprendre d’abord mes objectifs du pourquoi je suis venue à Barcelone (études ou fête ou voyages?) et après je ferais le point...

Arribada a Barcelona


2 semaines déjà en Espagne! J’ai l’impression d’avoir vécu l’équivalent de 3 mois... Comme un bon québécois dirait : c plus que de peropetie que toute la saison de watatatow! Ce fut peut-être la semaine la plus stressante que j’ai du affronter... toute seule dans une énorme ville qui ne dort jamais...

En fait, la première semaine m’a semblé une éternité...

La première journée fut désastreuse. Dans l’avion qui me menait ENFIN à mon ultime destination, avant d’avoir fait escale à Chicago pour ensuite survoler Mtl et Bcn pour atterrir à Copenhague, la gentille hôtesse de l’air m’averti que mes bagages n’arriveront pas à destination en même temps que moi car ils sont encore à Chicago. Super! Et d’ajouter : « alors pas besoin d’attendre 1 heure devant le debarcadaire de valises » avec un beau sourir... et merde. N’ayant pas prévu cela, j’avais choisi les vêtements les plus confo de ma garde-robe et qui convenaient bien au climat frigorifique de montreal et de l’avion, soit des gros joggings et mon coton ouaté « Architecture udem ».

Arrivée à Barcelone, il faisait environ 30 degrès Celsius, soit deux fois plus chaud qu’à Montréal... quel accueil chaleureux! Après avoir fait la déclaration et toute la paperasse espagnole qui l’accompagne, je me dirigeai vers le bus qui m’amènerait enfin vers mon nouveau chez moi : l’hostel. Arrivée, je me mis tout de suite à la recherche effrénée d’annonces de logements et je prenais déjà des rendez-vous pour le lendemain matin. Vers minuit, je rejoignis une certaine « Julie », rencontrée par hasard dans le grand monde de facebook pour prendre un verre dans le fameux « el gato negro » (un litre de cocktail 10Euros, ce qui est assez raisonnable!)...

On pourrait résumer les autres journées pas mal à : réveil, déjeuner, marche marche marche dans toute Barcelone, avec un petit plan en main, cherchant des adresses d’appartements et bien sur, me perdant... Comme ça jusqu’au jour 4, soit le jeudi, où, après m’être égarée solidement et accumulant les retards dans les visites, me disant que ça ne valait plus la peine de chercher et que j’allais louer un hostal durant 1 an de temps, je l’ai trouvé... En effet, à 10 heures PM, mon rendez-vous étant supposément à 9 hres, je sonna à la porte du 26-28 Sots-Tinent de Navarro (quelle meilleure adresse pour quelqu’un d’indecis comme moi... j’ai 2 numéros!). Alors voilà... j’habite là. Avec 2 catalans, 1 chilienne et un français dont je ne connais pas encore l’identité.

Vendredi matin, el Marc vint chercher les valises dans mon hostal pour finalement me rendre à mon nouveau chez moi. J

J’habite une jolie Auberge Espagnole, mais encore mieux, car j’ai deux catalans qui me sortent dans la vraie Catalunya. Quand je suis arrivée, il y avait de visite une chilienne, amie d’enfance de la Tania. Le jour après son départ, 2 chiliens connus dans un voyage en Grèce il y a de ça 1 mois, étaient installés dans le salon quand j’ai débarqué chez moi. En ce moment, on héberge 2 autres filles, connues aussi au Chili.

Alors, voilà. C’est l’histoire de mon arrivée très résumée.

31 hres...


Il reste 31 hres avant départ, moment qui mettra en marche ce pour dont je me suis battu et obstiné pendant toute une année, ce dont je rêvais et vivait pour depuis l'âge de 15 ans...
17 hres plus tard (et non 24 comme je croyais), je débarquerai dans une ville déjà en pleine action depuis bein avant les romains. Une ville reconnue pour sa vision futuriste, ses vieux créateur mais ses jeunes aussi. Une ville qui ne connait pas de repos, où dormir signifie la siesta et la nuit est synonyme de sortie...
Je débarquerai là... mes deux valises "flambettes", mon backpack..et moi. Que va-t-il advenir après ça? Aucune idée.... j'ai 5 nuits dans une auberge de jeunesse au coeur même de la cuitat vella (vieille ville), dans le Raval, quartier aimé ou détesté, à une rue des Ramblas, place la plus
touristique d'Espagne... Et 5 nuits signifient 6 jours pour trouver un appart... le meilleur, celui qui va être proche du centre, proche de la plage, proche de l'université... où je vivrais avec des catalans/espagnols mais avec des erasmus aussi... quoi de plus facil a trouver?


L'IMPREVISIBLE... Bs.As. dans une semaine et demie

Quand je dis que je ne peux planifier que sera ma vie d'ici un an...

Mardi soir: un bon bbq avec deux très bons amis...du simple plaisir agrémenté des effets agréables du vin rouge. Tout à coup, le téléphone sonna. Mon père. Tout de suite je fouille dans le fouillis de mon cerveau: est-ce que c'est ma fête, sa fête, la fête de qqun de la famille?? Non... la fête des pères?? c'est passé... noel alors? ou bien nouvel an? Après avoir fait un sommaire des festivités qui auraient pu pousser mon père à utiliser un téléphone (dans la famille on est fort sur le mail\facebook), je pense au pire... ma grande-mère, mes tantes... Non plus..
"As-tu lu mon email? -heu...non (j'ai bu à la place)..c quoi qui s'est passé? -Et bien, je t'invitais à venir passer tes vacances de la construction (vive larchi pour ça... on prend nos vacances en même temps que 3/4 des qbcois...un trip les files d'attentes aux glissades!)!!! "

Et bien... après avoir peser pour et contre, donc 2 secondes après le premier mot de la question de mon père, j'ai accepté. 

Sur ce, je pars le 17 à 17hres direction Bs.As. pour revenir le 3 Août à midi et pour repartir 3 semaines plus tard pour BCN... 

J'aime bien mon rythme de vie... quoi que là il faut que je trouve du temps pour repartir ces 2 semaines de temps alloué au ménage de mes idées (=ma chambre) dans la semaine qui me reste....mais je trouverai.... s'il y a bien quelque chose que l'archi m'a enseigné c'est que le temps se crée.

M'en vaig a Barcelona!

Après avoir dit à qui veut bien l'entendre depuis 3 ans au moins que je rêvais d'aller vivre en Espagne, voilà que c'est maintenant totalement officiel! Quoi de mieux qu'une bonne nouvelle pour inaugurer ce superbe blog, que je prétend (prétend...) mettre à jour le plus possible. Etant donné le nombre de fans que j'ai (plusieurs secrets mais aucun qui l'avoue lol!), je considère que ce blog sera pour moi la façon de me souvenir ce que j'ai vécu durant  cette péripétie (d'aujourd'hui, journée que j'ai acheté mon billet, à.... je sais pas encore ce qui va se passer.

Et oui! Aujourd'hui, enfin, j'ai officialisé mon départ! Le billet est donc daté au 30 Aout (dimanche) à 17h35, escales à Washington et Copenhagen pour arriver à BCN à 17h10 le lendemain! Long voyage, beaucoup d'escales mais aussi beaucoup moins cher! A titre indicatif, un billet Mtl-Paris/Paris-BCN etait 811$ (et j'avais le droit à 23 kilos max etant donné le deuxième vol) vs.. 510$ ce que j'ai payé (et j'ai le droit à 43 kilos... je suis une fille et je m'assume, j'en ai besoin!) 

Sortie du bureau de Voyages-Campus, j'ai eu un instant de panique.... "Le billet est non-remboursable ni échangeable" résonnait encore dans ma tête... ah putain! dans quoi je me suis embarquée?? 
Et bien, j'espère que je me suis embarquée dans la plus belle expérience de ma vie à ce jour...